La force du réseau
La Fédération des francophones hors Québec est née en 1975 de la volonté des neuf associations francophones porte-parole provinciales de parler d’une même voix. La Fédération nationale des jeunes canadiens-français, la Société nationale des Acadiens, la Fédération canadienne-française de l’Ouest et la Fédération des femmes canadiennes-françaises en sont membres associés. Cinquante ans plus tard, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) compte 25 membres, dont elle a contribué pour plusieurs à la mise sur pied. Y sont réunis les 12 associations francophones porte-parole provinciales et territoriales et 13 organismes nationaux, représentant une diversité de secteurs d’activités et de clientèles (alphabétisme, culture, justice, aînées et aînés, éducation, jeunesse, presse, femmes, petite enfance, postsecondaire, santé, développement économique).
La FCFA coordonne le Forum des leaders, une alliance de 50 organismes et institutions formée en 2007 à la suite du Sommet des communautés francophones et acadiennes. Elle encadre 13 réseaux en immigration francophone, qui à eux seuls rassemblent près de 300 organisations actives dans le dossier dans toutes les régions du pays. Elle participe aussi à différentes instances de la francophonie internationale, où elle fait rayonner la francophonie canadienne. La Fédération est le point de chute de tous ces réseaux, qui mobilisent chacun des citoyens engagés dans leur francophonie et résolus dans leur volonté de vivre en français. Grâce à eux, la FCFA peut, en amont, bien connaître les priorités et les aspirations des francophones de toutes les régions du pays et porter celles-ci dans son travail de promotion et de défense des droits des francophones. En aval, ces réseaux sont un outil puissant de mobilisation citoyenne autour d’enjeux ou de luttes qui interpellent l’ensemble de la francophonie.
Si les communautés francophones et acadiennes ont réussi à se donner des garderies, écoles, collèges et universités, des centres culturels, des cliniques médicales, des médias et autres espaces de vie française partout au pays, si elles ont su accueillir et intégrer une immigration venue des quatre coins du monde, c’est parce qu’elles se sont rassemblées, se sont donné des priorités communes et des stratégies pour atteindre leurs objectifs. La FCFA a non seulement été le lieu par lequel cette concertation a pu voir le jour, mais elle en aura aussi été le principal levier.
