La lutte pour pour l'éducation dans la langue de la minorité
La Charte canadienne des droits et libertés est adoptée en 1982, avec une disposition garantissant à tous les francophones du pays le droit inaliénable à l’éducation dans leur langue. Mais la lutte qu’a menée la FFHQ pour l’éducation en langue française depuis sa fondation ne s’arrête pas pour autant. Il lui faudra aller plus d’une fois devant les tribunaux pour donner toute sa portée à ce droit nouvellement acquis. En juin 1984, elle interviendra devant la Cour d’appel de l’Ontario en soutien à l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) et l’Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), pour faire reconnaître le droit des francophones de la province à la pleine gestion de leurs écoles. La Cour leur donnera finalement raison.
La Fédération mènera aussi une longue lutte pour le maintien du Programme de contestation judiciaire (PJC), restauré une première fois en 2008, puis complètement rétabli en 2017. Le PJC a joué un rôle clé dans l’évolution du cadre juridique garantissant le droit des communautés francophones et acadiennes à une éducation dans leur langue. Enfin, on ne saurait taire l’engagement de la Fédération dans les dossiers de l’alphabétisation, du postsecondaire et de la petite enfance.