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Pour ne plus être sans pays

« La Fédération des francophones hors Québec à la recherche d'un pays… »
Daniel McKale, Le Droit
Dessin caricatural, [Ottawa], 24 avril 1979
Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds FCFA (C84), M52-06a

L’élection du Parti québécois, le 15 novembre 1976, plonge la toute nouvelle Fédération en plein débat constitutionnel. Pour ne plus être sans pays paraît en 1979. Armée de cette prise de position particulièrement audacieuse, la FFHQ martèle sur toutes les tribunes que les droits linguistiques – le droit de s’exprimer en français devant le Parlement et les législatures provinciales, le droit d’utiliser le français devant les tribunaux et le droit à l’enseignement dans les deux langues officielles, dans des écoles homogènes contrôlées par les francophones – doivent faire partie de la loi suprême du pays. Dans un mémoire qu’elle dépose devant le Comité mixte spécial sur la Constitution du Canada, en novembre 1980, elle réclame ni plus ni moins qu’une charte des droits linguistiques. La version finale de la Charte canadienne des droits et libertés démontre qu’elle aura été entendue.